Uli Jon Roth @ l’Ilyade


En voyant le look d'Uli Jon Roth sur l'affiche, on imagine aisément un guitar hero survivant des années 70. Et on n'est pas forcémnet loin de la réalité. Il s'agit en effet du mythique guitariste de Scorpions ayant quitté le groupe après le live "Tokyo Tapes". C'est d'ailleurs ce live qui donne son nom à la tournée du Jimi Hendrix allemand: "Tokyo Tapes Revisited". Vous l'aurez compris, on a droit en cette soirée à un concert reprenant les 5 premiers albums des arachnides.

Dès 19H30 la salle commence à se remplir. Jeunes et vieux se côtoient autour d'une biere dans l'attente de la star de la soirée. Au bout d'une heure, des timides musiciens montent sur scène. Ils restent quelques secondes sans bouger, ayant l'air aussi perplexes que nous sur leur présence sur scène. Mais ce flottement ne traduisait que leur attente du maître qui finit par arriver sous un tonnerre d'applaudissements.


Le concert démarre immédiatement par un "All Night Long" un poil aigu (le chanteur parlera de version Schtroumpf de la chanson). Le temps pour Uli de rappeler qu'il était déjà passé par Grenoble à la fin des années 70 et le groupe enchaine sur Longing For Fire, ce coup ci bien dans le ton ! Ce qui nous laisse entendre la qualité du chant, moins nasillard que celui de Klaus Meine, mais plus fluide, ce qui colle parfaitement au morceau.
Puis arrive un morceau de bravoure arrive ensuite avec "Sails Of Charon" et la première impro de la soirée, qu'on sent un peu hésitante au début, mais qui rend incrayablement bien une fois qu'elle décolle.
Après "We'll Burn the Sky" en crescendo, le groupe montre une très grande cohérence sur "In Trance" avec notamment une harmonie à trois guitares ! (Sachant qu'une harmonie à deux guitares est déjà très difficile, je vous laisse imaginer le boulot pour en faire une à trois).
On a ensuite droit au moment guitar hero de la soirée quand Uli sort une guitare à deux manches, l'un sonnant "acoustique" et l'autre électrique. Parties mélodiques et autres plus techniques s'enchainent avec beaucoup de fluidité pour terminer dans un jeu de vibrato évoquant un des acrobaties aériennes d'avions à l'ancienne.

A la suite de cela, le groupe nous propose un entracte d'une vingtaine de minutes avant d'enchainer sur la deuxième partie du concert.

Pour cette seconde partie, les musiciens semble plus à l'aise. Le concert repart sur les chapeuax de roue avec les très dynamiques "Pictured Life" et "Catch Your Train". On enchaine avec les très rythmiques "Polar Nights", "Hell Cat" et "Dark Lady" avec une dynamique fantastique qui justifie complètement les vingt minutes de repos qu'ils se sont accordées.
Et là, on calme le jeu avec ce qui a été le moment le plus planant de la soirée: "Yellow Raven" et ses envolées lyriques nous emmenant très haut dans le ciel à la poursuite de l'oiseau de rêve.
Le concert s'achève non pas par une, mais deux reprises, une de "All Along the Watchtower" et une de "LIttle Angel", ce qui ne fait pas mentir la réputation de Jimi Hendrix allemand du guitar hero.

Au final, nous avons eu droit ce soir là à un excellent concert qui montre qu'Uli Jon Roth en a encore sous le pied. La performance est d'ailleurs beaucoup plus proche du "vieux" Scorpions que ce que peut faire le Scorpions actuel. Ce qui me fait me demander qui fera vivre ces anciens chefs d'oeuvres quand le monsieur arrêtera la musique ? 

 

En tous cas, merci à Metallian Productions et à l'Ilyade pour cette soirée.

Et merci à Dider Coste pour les photos !

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