TÝR + HEIDEVOLK + DALRIADA @ CCO

Le 15 Avril dernier …

On tire notre chapeau à l’orga de Sounds Like Hell Production. Sur cette date, on y a trouvé une ponctualité de rigueur, autant sur l’heure d’ouverture des portes que sur le timing des concerts. Les portes du CCO ont ouvert à 19h pile, et il y avait déjà une queue jusqu’à la route. Un stand de victuailles nous accueillait dès l’entrée et fût apprécié par grand nombre d’entre nous. Les concerts se sont bien enchaînés, et la chaleur n’a pas cessé de monter… Peut être un des seuls points négatifs de la salle. Heureusement, le CCO a ouvert également sa buvette où l’on pouvait se rafraîchir avec de bonnes bières pressions ou encore un Thé glacé maison bio pour les « Sam ». A noter : un service au top et sans attente.

Nikky: Alors Morti, contente de les voir enfin?

Morti: Plutôt deux fois qu’une Nikky !! Je les avais déjà loupés en 2012 pour le festival H’Elles on stage à Lyon. C’est que pour cette date là, Laura Blinder (au chant) avait laissé le micro à Anita Kun. Et sans la voix de Laura, Dalríada c’est pas la même … J’ai pas raison ?!

Nikky: Ah si !! Enfin … c’était plus le cas à partir de la deuxième chanson, parce que le son n’était pas bien réglé avant.

Dalríada a ouvert le show 20 minutes après l’ouverture des portes, et nous a fait vivre 40 minutes de folk metal hongrois. Malgré un son au micro et à la guitare un peu faible, mais corrigé après la deuxième chanson, le folk metal commençait déjà à s’incruster dans nos pores. Malgré la barrière de la langue, le groupe a réussi à garder une bonne communication avec le public. Notamment, grâce au bassiste, mais surtout à la gestuelle chorégraphique de la chanteuse, sans oublier la participation éclatante du flûtiste. Une setlist crescendo, rythmée aux sauts du public, équilibrée entre des morceaux tirés de Nyárutó, leur dernier album en date, de Áldás, et qui se conclut par le pétillant hadjuntac de l’album Igeret, la signature du groupe.

Morti: En voilà un groupe qui a du coffre !!

Nikky: C’est vrai que les deux chanteurs sont deux voix impressionnantes.

Vegvisir: Il n’y a pas que la voix d’ailleurs, vous avez vu leur carrure? A côté, le jeune guitariste a l’air bien frêle.

Morti: Pour sûr, mais d’un point de vue technique, il est au rendez-vous !

Heidevolk est arrivé sur scène pour un show d’1h15. Sans transition après hadjuntac de Dalriada, l’ambiance du début du concert se présente plus posée. Le groupe joue bien sur les accélérations et les ralentissements, et les chœurs contribuent à cet effet. La set list nous a offert des morceaux de choix comme a wolf in my heart, Tiwaz, Urth et bien sûr Vulgaris magistralis !

Outre les voix impressionnantes, le groupe a créé une réelle relation avec le public et compte tenu de l’état du batteur, hospitalisé, un message a été enregistré a son intention sur l’intro de Vulgaris magistralis. Attention ! Double message ! Le public a même fait l’effort de s’exprimer en néerlandais… puis en anglais pour être sûr d’être compris. Le concert fut aussi animé, rythmé par les pogos et les premiers circle pit de la soirée.

Un concert qu’on n’aurait loupé pour rien au monde.

Vegvisir: Tu crois qu’il y a eu une répartition des rôles sur scène ?

Morti: Pourquoi tu dis ça ?

Nikky: Moi je sais ! Entre le chanteur et le bassiste, il n’y a pas photo! L’un garde à un air solennel …

Vegvisir: …et l’autre vivait le concert de sa vie !!

Nouveau changement d’ambiance avec TÝR. On peut y voir l’aspect chaleureux des îles Féroes en hiver … C’est sûr qu’il y avait moins d’interactions avec le public, seulement trois durant 1h20 de show, dont la première 20 minutes après le début.On sentait le public moins prêt à s’enjailler, mais plus hypnotisé par se qu’il se passe sur scène.

En effet, on a eu droit à un groupe qui enchaîne leurs morceaux les uns après les autres, dans un style allant du Heavy au Thrash, nous assénant un déluge des riffs et de solo.  Mais toujours avec une technique musicale irréprochable ! Nous avons même eu droit au traditionnel (au moins dans le heavy) solo de batterie qui a eu le bon goût d’être un minimum interactif et de ne pas durer trop longtemps ! Gunnar Thomsend s’est lui aussi fendu d’un solo, qui reprend la thème de Benny Hill. Si la musique est amusante, la reprise à la basse relève de la prouesse technique !

TÝR n’adhère pas à la notion de coller des étiquettes, et ils nous l’ont bien montrés ce soir… on a même eu un bref air de death metal. Sur ce show, TÝR fait partie des groupes hors catégories, avec une technique qui ressort plus que dans les premiers albums et dans la dark lodge, ça, on aime !

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