Paradise Lost + Pallbearer + Sinistro @ La Belle Electrique: live report

Quoi de mieux, quand le froid arrive avec ses gros sabots, qu'un concert doomisant pour se remonter le moral ? Ca tombe bien, il y a Paradise Lost à la Belle Electrique !

 

En arrivant dans la salle, je remarque qu'il n'y a que peu de monde, bien que le premier groupe commence dans une vingtaine de minutes. Tout le monde est-il en train de s'enjailler à la soirée animée par V-Mol et Sister Skull, au bar de la salle ?

Il semblerait que oui. En effet, la foule arrive progressivement dans les premières minutes de Sinistro, le groupe ayant la tâche ardue d'ouvrir la soirée.

 

Sinistro: sortis tout droit d'un film de Lynch

 

Quelques secondes après l'entrée du groupe sur scène, un bourdonnement de basse se fait ressentir, son agissant comme un déclic qui met tout le monde en branle. Sinistro se lance alors dans un doom/goth classieux où une voix féminine feutrée et plaintive émerge d'un magma de basses et de guitares lourdes. La piste de basse (enregistrée) est effectivement très présente et a tendance à noyer les guitares. On ne perçoit ces dernière clairement que dans les passages les plus torturés lors de riffs plus aigus évoquant le post metal.

Mais cela ne perturbe en rien la prestation hypnotisante de Patricia Andrade, la chanteuse qui est aussi actrice. Cela se ressent dans son jeu de scène digne des passages les plus dérangeants de David Lynch. Gestes saccadés et torturés accompagnent les 30 minutes du concert. Dans le fond, des images de leurs clips appuient l'ambiance dérangeante de la scène.

Au final, le show est plutôt bien mené (à un ou deux hoquets près). Une très bonne découverte.

 

Pallbearer: misez tout sur les harmonies

 

Après un petit quart d'heure de transition, accompagné d'une musique de circonstance (il m'a semblé reconnaître Menace Ruine), Pallbearer entre en scène. On entend dès le début un son plus homogène et moins porté sur les basses. En revanche, le chant est toujours un peu noyé dans les instrumentations.

Au final, cela importe peu. On sent en effet que ce groupe de doom/atmo met plus l'accent sur les harmonies de guitares que sur le chant. Effectivement, les guitares de Brett Campbell et de Devin Holt jouent ensemble, se séparent, se retrouvent et créent une ambiance planante et hypnotisante. Les compos sont de haute volée et bien maîtrisées.

En revanche, on retrouve le défaut de pas mal de groupes atmosphériques, à savoir peu de spectacle et peu de communication avec le public. Seule le bassiste se retrouve à s'adresser au public de temps en temps. Cela, en plus d'une certaine uniformité des morceaux, rend le concert un poil long. Ou alors c'est que je n'étais pas dans le bon état d'esprit pour le groupe le plus stoner de la soirée.

 

Paradise Lost: Attendus comme le messie

 

Si les groupes de première partie ont eu droit à leur part de gloire, il était évident que le public s'était déplacé pour le fleuron du doom/death – goth, Paradise Lost. Tout le monde était chaud bouillant de la première à la dernière note. Le tout sous l'oeil de pierre de la Méduse, donnant le nom et le visuel du dernier album du groupe.

Le concert a fait la part belle à ce dernier (ce qui était prévisible). Mais le reste de leur carrière n'a pas été en reste, avec un ou deux morceaux d'albums plus anciens comme Draconian Times, Icon, One Second, etc. On remarque aussi que certains anciens titres qui n'étaient plus beaucoup joués ces dernière années revenir pour cette tournée, comme Shadowkings ou Embers Fire.

Des ambiances variées ont cadencé le concert, allant de morceaux plus goth assez rythmés à d'autres orientés doom death et bien plus lourds.

Côté show, nous avons eu droit à un jeu de scène assez sobre, les musiciens restant assez statiques (sauf Aaron Aedy à la guitare qui avait l'air de vivre la meilleure soirée de sa vie !). Le charisme de Nick Holmes fait son effet et il se permet quelques petites boutades sur du circle pit ou du wall of death.

En revanche, je l'ai trouvé un petit peu limite sur le chant, ce qui est le point qui me dérange le plus avec ce groupe. Bien qu'il chantait juste et dans le ton des chansons, j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour rendre le concert parfait.

La soirée fut au final une soirée fort sympathique, à l'ambiance posée et aux bonnes découvertes !

 

Un grand merci à Metallian Productions pour ce concert !

 

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