Nashville Pussy + Sinner Sinners + Rising Steel + Y.Blues @ l’Ilyade: live report

En cette pluvieuse soirée de Novembre, il faut du courage pour sortir de son nid douillet. Bon, quand c'est pour aller en concert, ca motive. Et quand on voit l'affiche, On se demande même encore ce qu'on fout à la barraque ! Sérieusement, si je vous dis qu'il y a Nashville Pussy, Sinner Sinners, Rising Steel et Y.Blues à portée de tram, il n'y a pas à réfléchir deux fois, on y va !

 

Y.Blues : Un coup de chaud pour commencer

"Vous êtes là ?" nous demande Yaiba. Oui, nous sommes là. Mais de juste. Le concert ayant commencé à 19h15 pour une ouverture officielle des portes à 19h. Et, croyez-moi, dans cette soirée, pas le temps de traînasser. C'est un Y.Blues au grand complet – voire même un peu plus – qui entame la soirée au taquet. Un peu plus, car on retrouve Spike, qui avait fait quelques guests sur Belong to the Barrel, aux harmonies vocales (qui, ma foi, passent très bien). La fameuse guitare 12 cordes, les fameux sautillements de Marmotte, la fameuse bouteille de Jack, bref tout était là pour entamer la soirée comme il se doit ! Le tout se finissant sur une reprise de Ace of Spades fort rapide, ce que n'aurait pas renié Abbath.


Rising Steel : Metal is the Law

Toujours pas le temps de glander, Rising Steel enchaîne tout juste dix minutes après. Et là, pas le temps de faire des chichis, ça part au quart de tour ! Le groupe nous assène trois morceaux direct avant qu'on ait eu le temps de reprendre nos esprits. Si le show est plus sobre, c'est pour mieux laisser parler les guitares ! Mighty V et Tony Riffman (ça ne s'invente pas !) enchaînent les riffs à une allure démentielle. Le groupe nous gratifie d'un nouveau morceau, qu'on dirait concocté pour l'occasion, s'appelant Pussy. Ce titre est effectivement plus rock que d'habitude et colle parfaitement à l’ambiance. Le minou se retrouvera sur le prochain album de Rising Steel, comme l'a martelé Emmanuelson avant et après l'avoir interprété. Le concert se termine au bout de trois quarts d'heure par le groovy Devil's Woman qui nous rappelle qu'on est quand même à un concert de rock !


Sinner Sinners : La patate

Sinner Sinners était le seul groupe que je ne connaissais pas du tout. Mes écoutes sur le net m'avaient donné l'impression d'un groupe très Rock’n’roll, bien qu'un peu classique. Ce que je n'avais pas vu, c'est l'énergie folle qu'ils dégagent sur scène ! Le côté punk qui s'ajoute à la composante hard rock y est sûrement pour quelque chose. Encore une fois, les morceaux s'enchaînent sans temps mort.

Le rendu sonore est assez brouillon (ce qui m'a fait me demander si c'était indispensable d'avoir trois guitares et un clavier sur scène), mais cela n'a pas empêché la sauce de prendre. Et c'est dû à la patate qu'a dégagé le groupe sur cette scène de l'Ilyade. On ne sait plus trop où donner de la tête tellement tous les musiciens sautent dans tous les sens. Le chanteur et le guitariste descendant même plusieurs fois dans le public, avec plus ou moins de difficultés (Ayons une pensée pour la technicienne qui a du gérer les fils et qui pourrait postuler auprès d'Iggy Pop après cette soirée !).

En tous cas, le public ne s'y est pas trompé, puisqu'une ovation s'est déclenchée spontanément. Steve Thill, ému, déclare que c'est le meilleur concert de la tournée, et, pour une fois, on a bien envie de le croire !


Nashville Pussy : Let 'em eat pussy !

Et un peu plus tard débarque la tête d'affiche du concert, j'ai nommé Nashville Pussy. L'entrée fut d'ailleurs fort remarquable, puisqu'effectuée sur un remix funk de Strauss (ce qui donnait un truc dans le genre de CA). Côté look, on retrouve les éléments habituels, casquette et veste élimée, décolleté jusqu'au nombril, mais surtout Ruyter Suys qui débarque avec une espèce de toque en castor façon trappeur ! Toque qu'elle ne gardera pas longtemps, étant donné la chaleur dans la salle (pas seulement due à sa tenue légère ni à celle de Bonnie Buitrago). Comme d'habitude, la musique part à fond, alternant entre passages rock'n'roll et autres moments plus intenses.

Question setlist, on retrouve plus ou moins la même chose que l'année dernière, à savoir pas mal de morceaux du dernier album en date (Up the Dosage), ainsi que d'autres plus anciens. A noter un tout nouveau titre dans la setlist, "We Want War", très efficace et qui nous laisse espérer un nouvel album bientôt. Et que serait Nashville Pussy sans le Jack ? Le couple Ruyter/Blaine s'en offre quelques rasades à plusieurs reprises (tout en refoulant les quelques relous qui ne pouvaient pas s'empêcher d'en quémander au passage). Ruyters est aussi déchaînée que la dernière fois, elle se roule par terre, jette ses bottes sur scène, en sort à quatre pattes.

Et le public n'est pas en reste. On s'est retrouvé dans un état de pogo permanent, quel que soit la vitesse de la musique jouée. Il n'y a pas à dire, tout le monde était à fond. Même la traditionnel solo de batterie n'a pas entamé la ferveur de la salle. On ne se rend pas compte que plus d'une heure s'est écoulée quand le groupe quitte la scène en attendant le rappel. Ce dernier ne se fait pas attendre et conclut de manière explosive cette soirée. Espérons que nous reverrons la félin du Tennessee, son chapeau à bière et sa tignasse blonde qu'on croirait piquée sur la tête de Dee Snider !

 

Comme dirait l'autre, on était mieux dedans que dehors ! Et pas uniquement à cause de la météo. La soirée était rock'n'roll à souhait avec une ambiance électrique, autant sur scène que dans le public !

Merci à Metallian Productions ! Et merci Didier Coste pour les photos !

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