Myrath : interview @ Hellfest 2017

MYRATH - HELLFEST, Clisson, 2017 - crédits : Michaël Foucault

Alors que le soleil est à son zénith, un foehn,  franc et généreux, souffle sur le côteau nantais avec l'arrivée de Myrath sur la Mainstage. Tous chauds sortis de scène, Elyes Bouchoucha et Anis Jouini confient leurs impressions et projets au micro de The Dark Lodge.


Elyes Bouchoucha : Bonjour, moi c’est Elyès, le clavier de Myrath.
Anis Jouini : Anis, le bassiste du groupe
TDL : Vous venez de jouer sur la Mainstage 2, quel est votre ressenti ?
Tout d’abord c’est notre première fois au Hellfest, la sensation est énorme, on ne s’attendait pas à tun tel public, il y a eu du monde. On a redoublé d’efforts.

TDL : Vous êtes venus avec une danseuse, et mon ressenti est qu’elle s’est fondue dans la musique, elle fait corps avec, elle est très belle. Comment en êtes-vous venus à travailler avec elle ?
Anis : la danseuse s’appelle Mara, elle vient du Portugal. On l’a découverte via Youtube où elle avait posté des vidéos d’elle en train de danser sur notre musique. Elle fait partie du groupe. 

TDL : L’an passé, vous avez fait les premières parties de Symphony X. Qu’est-ce que ça vous a apporté humainement, artistiquement etc… ?
Anis : Avant tout, au départ, Myrath était un groupe de reprises de Symphony X. On se retrouve un jour avec un groupe dont nous étions super fans quand on était jeunes, c’est déjà un rêve. Humainement ce sont des gens exceptionnels, magnifiques 
Musicalement on a développé notre expérience avec eux, on a acquis un bon niveau et touché beaucoup de fans de Symphony X.
Eliyès : Forcément quand on tourne après un groupe assez comme Symphony X, on va acquérir de l’expérience, ils  nous ont aidés montré pas mal de choses qu’on ne savait pas. Et on est restés en contact.


TDL : Vous avez dit tout à l’heure que vous étiez fiers d’être estampillés « metal oriental », Justement toutes ces sonorités en quart de ton, tout e subtilité glissandos, comment vous arriver à les jouer à l’adapter sur des instruments occidentaux, qui fonctionnement avec des demi-tons ? est-ce que ça vous limite ? Comment vous adaptez-vous ?
Ilyès : Le mot impossible n’existe pas chez nous (Rires !). Certes c’est un petit peu difficile mais avec Myrath, on essaie de développer d’autres techniques. Par exemple avec Anis il a une basse frettée et fretless en même temps pur pouvoir sortir les quarts de ton. Il y a aussi Malek Ben Arbia qui a une guitare custom, ça lui permet d’avoir aussi des extra notes. Et pour le clavier, on est les chanceux puisqu’on peut faire la modification des notes en faisant des pitches, un petit engin avec lequel on peut moduler les notes, pour les claviéristes c’est beaucoup plus simple. Mais Il faut déjà une guitare avec des quart de ton mais surtout il faut avoir baigné dans cette la culture, on ne peut pas la jouer. Si on ne baigne pas dans cette culture orientale, on ne saura pas la jouer.

TDL : Cette culture vous allez la porter outre-Atlantique puisque vous allez jouer dans une festival de prog qui s’appelle PROGPOWER USA à Atlanta. Est-ce que vous avez des ambitions américaines ?
Anis : On a déjà joué dans ce festival il y a 3 ans. On avait fait une belle prestation, on a nos fans. On va essayer de partir sur une tournée américaine par la même occasion, après le festival. 
Elyès : Ce qui s’est passé la première fois que nous avions joué au ProgPower, il y a 3 ou 4 ans, comme pour la tournée avec Orphaned Land, nous passions  deuxième, les gens venaient pour le premier groupe et nous découvraient. La publicité s’est faite ainsi par le bouche-à -oreille, sachant qu’à l’époque nous n’étions pas signés sur un grand label. C’est les gens qui cherchaient Myrath et en faisaient la publicité !
Cette année, on va jouer avant la tête d’affiche qui est Mike Portnoy. L’approche va changer, forcément on est contents !

TDL : Félicitations du fond du cœur ! Très exigeants, ces fans ! Est-ce qu’ils vous réclament le petit frère de Legacy ? Vous tournez tellement qu’on est en droit de s’interroger sur le temps de composition d’un prochain opus.

Anis : nous sommes en process, la composition est presque finie. On va passer à l’enregistrement cet été, si on arrive à avoir du temps. Normalement l’album doit être prêt en fin d’année. 
Elyès : On n’a pas encore choisi la date mais juste après le Hellfest, on enchaine avec le Download, puis les promoteurs ont demandé un tournée tunisienne. Pour dire qu’en Tunisie, on accepte toutes les musiques, c’est un pays très ouvert historiquement, qui a connu pas mal de civilisations et de cultures. Puis on va commencer à enregistrer l’album l, qui devrait sortir la première quinzaine de février 2018
TDL : Question pragmatique : Morgan est Lyonnais, où vivez-vous et où travaillez –vous ? Attention, je ne demande pas son numéro de téléphone (Rires !)
Anis : Morgane tout simplement s’appelle Modgève , c’est un Français marié à une Tunisienne et est devenu quasi-Tunisien. On a un processus pour les répet’ : Ylièes à Paris, Morgane à Lyon, Malek et moi à Tunis, notre méthode est de répéter chacun chez soi et de se voir ensemble avant les concerts
Ilyès : On se prend des vacances de 2 semaines à Sousse en Tunisie où on a un local et on répète on on bosse mes concerts.
TDL : Je trouve que depuis 2011, où je vous ai vus pour la première fois, a beaucoup évolué, vous êtes soudés, un seul esprit. "L’esprit Myrath" ?
Elyès : On a grand, évolué ensemble depuis qu’on est gamins ; c’est comme une famille, on a un producteur et on est unis, 
Anis : On a commencé ensemble ce rêve d’amis et c’est l’amitié avant tout. Le père de Malek a été le parrain du groupe. 
Elyès : On voulait montrer à nos parents qu’il est possible de faire carrière dans le metal, genre de musique qu’il n’est pas très populaire en Tunisie.

TDL : Une toute dernière question : est-ce que vous avez un défi ou un rêve car vous allez de progrès en progrès ? Un dernier mot pour vos fans ?

Anis : Mon défi à moi, que Myrath devienne un groupe super connu que sa musique soit diffusée partout, ce serait mon plaisir. Un mot aux fans : on vous aime
Elyès : En ce moment je suis en train de découvrir pas mal de choses dont j’ai rêvé quand j’étais petit et ça va continuer. Je suis reconnaissant envers la famille qui porte ce groupe. Un mot : je le dis à chaque fois : merci aux fans et aux gens qui nous entourent. On a démarré de rien, dans un tout petit pays du Nord de l’Afrique et c’est grâce à eux qu’on est là.

 

http://progpowerusa.com/

Facebook de Myrath : www.facebook.com/myrathband/

Myrath, site officiel : https://www.myrath.com

Hellfest Open Air : www.facebook.com/hellfest/

Crédit Photo en bandeau : MYRATH – HELLFEST, Clisson, 2017 – crédits : Michaël Foucault. Merci Michaël Foucault ! La page officielle du photographe auteur de la photo de Zaher Zorgati en bandeau https://www.facebook.com/michael.foucault.14

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*