Hypno5e : interview @Hellfest 2015

N'ayant encore jamais vus les "gus" sur scène, je ne savais pas trop à qui m'attendre. Ce sont 2 musiciens super enjoués, très disponibles qui ne sont présentés à nous pour l'interview. J'ai au final appris plein de choses et bien ri ! Si on pouvait craindre au départ qu'ils passent pour des aliens musicaux, avec leur musique alliant hardcore et moments planants, le concert a été une véritable communion avec un public matinal et motivé.


Walkyrie : Bonjour les gars, bonjour HYPNO5E, merci de nous accorder cette interview pour la Dark Lodge, je vous laisse vous présenter.

Moi c’est Manu, le chanteur,
Moi c’est gredin, le bassiste.

DSC_0354Vous jouez demain sur la ALTAR, comment vous-êtes-vous retrouvés sur cette affiche ?

Manu : Nous on ne sait pas trop, on à juste une jolie production qui bosse pour nous, qui organise les tournées.

Gredin : C’est juste notre manageuse qui nous a appelé et qui nous a demandé : « ça vous dit de jouer au Hellfest ? ». On a dit oui.

Vous avez fait de grandes scènes et notamment lors de votre tournée avec Gojira, qu’est ce que cela vous a apporté ?

DSC_0342Manu : Effectivement nous avons fait une tournée avec Gojira il y a deux ans qui a été un déclencheur pour le groupe. Il s’agissait d’une tournée française avec quelques dates à l’étranger. Cela a permis d’asseoir la notoriété du groupe. Quand on joue quelque part on sent la différence entre avant et après la tournée Gojira, d’autant plus que le plateau était vraiment sur mesure pour notre style ça marchait très bien. Le public était vraiment réceptif à ce que nous faisions. Donc oui, pour la France cela nous a permis de passer au stade supérieur.

Gredin : Oui, comme tu l’as dit, la tournée était super bien au niveau de l’affiche, Krüger, Hypno5e et Gojira ç’était une superbe affiche. Du coup, le public était complétement réceptif. Nous n’aurions jamais voulu faire la première partie d’un groupe «méga hardcore» 
Si c’est pour se faire siffler lors de passages calmes.

Justement, y a t’il une différence entre tous ces publics variés que vous avez rencontré ?

DSC_0318Gredin : En fait, nos chansons sont très longues et elles essayent de creuser entre plusieurs émotions et nous recevons, par mails ou sur le stand, des retours très passionnés de gens qui se sont ancrés, qui ont vraiment écouté cela profondément et le ressentent à l’intérieur.

Manu : Plus le temps avance et même si cela a mit du temps à se mettre en place, puisqu’ au début nous étions un peu le cul entre deux chaises entre le métal et les parties calmes, le public métalleux ne venait pa à cause des parties calmes et les autres ne venaient pas à cause des parties métal. Maintenant, depuis le dernier album qui a été bien reçu par la presse, on a fait beaucoup de dates, on sent que l’on a un public intéressé par notre musique, qui est disposé à prendre le temps de l’écouter avec les parties calmes. Cest vrai que l’on peut jouer es morceaux de dix minutes sans aucune partie métal et ils vont quand même être à l’écoute. 

DSC_0357C’est vrai que l’on vous a parfois qualifié de « Meshuggah français », qu’en pensez-vous ?

Gredin : Pour avoir un peu écouté Meshuggah, eux c’est pas mal basé sur la rythmique, genre la batterie, la guitare et le chant font tous trois rythmiques différentes sur le même morceau, le même riff. Nous c’est pas trop là dessus, nous on est plutôt calé harmonie. Nous aimons bien harmoniser les choses et aussi se baser beaucoup sur la mélodie.

Nikky Larsen : Donc tu viens d’évoquer les ambiances, est-ce que justement, vous essayez de travailler des ambiances différentes sur scène par rapport à celles qui sont sur les albums ?

Gredin : Par le fait que l’on ne peut pas jouer tout un album sur scène mais également parce que nous somme principalement sur des plateaux métal, il y a des chansons, que l’on ne joue jamais.

Manu : En règle générale, ce que l’on donne sur scéne est très proche de l’album avec la touche live, le ressenti est différent parce que les parties sont déconstruites par rapport à l’album. Un album pour nous est construit de A à Z, il doit pouvoir s’écouter du début à la fin tout en étant logique dans sa continuité. Ainsi, en live, les ambiances sont reconstruites et ce qu’il en ressort dans la globalité est différent.

Gredin : Après si plus tard, nous faisons des scènes plus longues, il y aura des ambiances qui iront chercher plus loin 

DSC_0327Walkyrie : Peut-on dire qu’il faut une certaine maturité pour apprécier la musique d’Hypnose ?

Manu : Il juste une certaine curiosité et une oreille attentive, prendre le temps de l’écoute.

Gredin : De ce que je vois du public, la curiosité vient plutôt de l’adolescence. Je ne dis pas que tou notre public est dans l’adolescence mais les plus curieuxque je rencontre notamment au stand sont quand même les adolescents.

DSC_0336Vous croisez plein d’univers, est ce que vous avez déjà cherché à faire des choses avec le cinéma, la littérature ? On imagine que ce que vous construisez peut aller très loin, vous avez des projets, des réalisations ?

Manu : Moi à côté j’ai un film dont nous venons de terminer le montage et qui espérons le sortira l’année prochaine. Il y a également Backward (NDLR : A Backward Glance On A Travel Road) le projet acoustique d’Hypno5e, l’idée étant à long terme de faire d’Hypno5e un collectif  ou plutôt un lieu d’expérimentations, de recherches pouvant aboutir à un album où il n’y aurait plus de métal, pour mieux y revenir après. Ce que nous avons fait avec Back Ward c’est un album totalement acoustique qui devait être Hypno5e à la base qui aurait pu sortir en tant qu’Hypnose sans que cela ne choque les gens qui écoutent hypnose. J’imagine que si tu écoutes Hypno5e c’est que tu as certainement suffisamment de curiosité pour écouter plein de choses différentes. Si nous pouvons élargir notre champ de travail, nous le ferons.

DSC_0071J’ai une dernière question, Hypno5e ça vient d’un délire, est ce que vous pouvez le confesser ?

Manu : Cela vient de lorsque que j’étais gamin et que je faisais semblant d’avoir un groupe sans savoir jouer d’instruments.  J’ai imaginé plein de noms dont Hypno5e. Voilà, depuis que je suis tout petit, je voulais appeler mon groupe Hypno5e. Et je ne sais pas pourquoi, je ne savais pas ce que c’était à l’époque. Mais bon ça vient de là. Il n’y a aucune raison, aucun rapport avec la psychanalyse, un pur fruit du hasard. Il se trouve finalement que c’est bien tombé par rapport au style.

Gredin : Au final, au final ç’est vrai que ça correspond.
DSC_0070Et bien merci beaucoup les gars, merci beaucoup.

 

Site officiel Hypno5e

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