#HF2019 – The Ocean, du nouveau son pour 2020

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les gars de The Ocean sont des bourreaux de travail: un album fin 2018, 4 tournées en 2019 et un autre album en 2020. Alors qu’ils parcourent toute l’Europe pour promouvoir Phanerozoic I, Loïc, Paul et David, respectivement chanteur, batteur et guitariste du groupe, ont accepté de nous rencontrer.

click here for the English version


Tool, ça va être mon grand moment !

‘Loic, chanteur du groupe The Ocean.

Nous sommes ici aujourd’hui avec The Ocean. Bonjour les gars, pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît?
Loic: Salut, moi c’est Loic, chanteur de The Ocean depuis 10 ans bientôt.
Paul: Je suis Paul, je joue de la batterie pour The Ocean.

Es-tu content de jouer à cette édition du Hellfest?
Loic: On est supers contents de revenir au Hellfest. La dernière fois, c’était il y a trois ou quatre ans. C’est vraiment la Mecque des festivals metal! On est très contents et l’affiche est incroyable! J’ai une préférence pour Tool qui joue demain. Ça va être mon grand moment!
Paul: C’est la première fois pour moi au Hellfest. Je n’ai pas eu le temps de regarder quoi que ce soit car nous venons d’arriver. En fait, c’est l’un des objectifs que vous avez dans un groupe de metal de jouer au Hellfest ou au Wacken, et nous avons déjà joué au Wacken. Et maintenant c’est Hellfest. C’est un rêve !

Veux-tu voir Tool comme Loic?
Paul: Je dois admettre que je ne suis pas un grand fan de Tool. En fait, je suis plus un fan de A Perfect Circle.
Loic: C’est la même chose avec des grosses guitares !

Ce concert fait partie d’une tournée massive que vous avez en 2019. Vous en avez eu une au début de l’année, maintenant vous jouez dans des festivals, et vous en avez une autre à la fin de l’année. Est-ce la première fois que vous tournez autant ?

Loic: Non, c’est pas la première fois. Au début de Pelagial, on avait enchaîné quatre continents en 3 mois, plus de septante concerts. Mais les deux dernières années, on était en pause, on n’en faisait plus trop. Mais là, on est partis en janvier, sur un tournage en Inde. Ça a duré 10 jours. Ensuite, on a fait 5 concerts en Inde, à Bangalore, New Delhi, Bombay, Guwahati … Ensuite, on a fait 5-6 concerts en Australie, puis en Nouvelle Zélande. On est revenus, on fait un mois de pause. On est partis en tournée avec Herod et Arabrot, Saver et aussi Downfall of Gaia. On a fait trente concerts. Maintenant, c’est l’été, à l’attaque de la saison des festivals, c’est bonnard!

Paul: Nous avons fait la tournée européenne de Phanerozoic I. Nous allons rejoindre Leprous en novembre pour une autre tournée européenne. Ce sera la dernière tournée avant que nous puissions publier la deuxième partie de l’album Phanerozoic en 2020. Cela nous mènera sûrement dans d’autres parties du monde.

Vous ferez également une tournée en Russie et en Asie centrale.

ce que j’aime dans The Ocean, c’est aller jouer dans les pays un peu farfelus

‘Loic, chanteur du groupe The Ocean.

Loïc: Alors, au mois de septembre, on commence une tournée assez incroyable, qui commence à Tallinn je crois, ensuite on va aller à Minsk, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, en Géorgie, ensuite la Russie et pour finir au Japon. Ça va être un mois assez brutal, les conditions là-bas ne sont pas les mêmes qu’en Europe. En revanche, on se réjouit de rencontrer de nouvelles cultures, de la nouvelle nourriture, de nouveaux gens. C’est ce que j’aime dans The Ocean, c’est aller jouer dans les pays un peu farfelus. « Tu joues en Azerbaïdjan », mais qu’est-ce qu’on va foutre la-bas? Mais ça m’intéresse, ça m’excite même d’aller jouer dans ces pays.

Paul: Je n’ai jamais autant joué en Russie. Je ne suis allé qu’à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Par conséquent, aller à l’intérieur du pays, à la périphérie, comme Vladivostok, ce sera une aventure, à tout le moins. Je l’attends avec l’impatience.

Quel est ton endroit préféré pour jouer?

Paul: Le Hellfest! (rires)
Loïc: Alors, au mois de septembre, on commence une tournée assez incroyable, qui commence à Tallinn je crois, ensuite on va aller à Minsk, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, en Géorgie, ensuite la Russie et pour finir au Japon. Ça va être un mois assez brutal, les conditions là-bas ne sont pas les mêmes qu’en Europe. En revanche, on se réjouit de rencontrer de nouvelles cultures, de la nouvelle nourriture, de nouveaux gens. C’est ce que j’aime dans The Ocean, c’est aller jouer dans les pays un peu farfelus. « Tu joues en Azerbaïdjan », mais qu’est-ce qu’on va foutre la-bas? Mais ça m’intéresse, ça m’excite même d’aller jouer dans ces pays.Paul: Le Hellfest! (rires)

Loic: (énorme soupir)

Ok, en dehors de la France alors! (rires)

Paul: Ma partie préférée était en Amérique du Sud, en Équateur. Ce n’était pas un grand show, mais il y avait l’hospitalité, le pays, etc. L’Amérique du Sud était incroyable. On n’apprend jamais ça à l’école. Ils vous disent simplement qu’ils parlent espagnol ou portugais. C’est à peu près tout ce que vous savez. Quand vous venez là-bas, il y a beaucoup de parties différentes du continent, de pays, de gens de dialectes et de nourriture.

Loïc : Pour ma part, je n’ai vraiment vraiment d’endroit préféré. Partout où on joue, c’est toujours cool! Il y a des fans qui viennent nous voir en concert, et d’une certaine manière, ils donnent tout plein d’amour à chaque fois. Après, il y a des endroits plus exotiques que d’autres. J’ai eu beaucoup de plaisir en Chine, où on a fait fait deux tournées. Il y a un choc culturel, que vous n’avez pas aux États-Unis ou en Europe. En Chine, tout est différent, le langage, la communication; même les fans ont une autre manière d’être dans les concerts. C’est ce qui m’avait plu énormément. Mais, après, il y des endroits cool partout sur la planète. En Inde c’était incroyable, aux États-Unis en Amérique du Sud, en Europe, en Allemagne, en France, Paris, Londres, c’est tout génial. Franchement, c’est que du bonheur!

Si tout va bien, il [Phanerozoic II] va sortir en Mars / Avril l’année prochaine.

‘Loic, chanteur du groupe The Ocean.

Vous avez parlé de Phanerozoic II, s’agira-t-il d’une « deuxième partie » de Phanerozoic ou d’un album complet?

Paul: L’ensemble de l’album, le concept est divisé en trois parties. Le premier est Phanerozoic I, puis il y a Phanerozoic II, qui comporte deux parties, en gros. Nous sommes au milieu de l’enregistrement en ce moment. Nous avons déjà la batterie, nous avons presque fini les guitares. Il ne manque que la basse, les voix et les synthés. C’est à peu près ça. Une fois que cela est fait, nous devons nous préoccuper de l’œuvre et de tout ce qui va avec.

Loic: Alors, je suis en plein dedans! Il y a trois jours j’étais en train d’enregistrer les voix pour le disque. J’ai pas encore fini, parce qu’il y a pas mal de travail en fait. On va enregistrer la suite au mois de Juillet. Franchement, l’agenda est très très serré. Comme on fait des festivals, il faut que les anciens morceaux, puis sur l’album prochain. Le studio est déjà réservé pour fin novembre, début décembre. Tout doit déjà être dans la boîte pour qu’on puisse mixer. Normalement, si tout va bien, il va sortir en Mars / Avril l’année prochaine. Si tout se passe bien!

Cette deuxième partie devrait concerner le Mésozoïque. Ma géologie est-elle correcte?

Paul: C’est l’une de ces parties, oui.

Loic: Il y a aussi jurassique! Avec les dinosaures!

Alors, il y aura une chanson sur les dinosaures?

Loic: Ah, on ne va pas parler de dinosaures !

Paul: Ce sera du plutôt metal! (des rires)

Loic: Je pense qu’il aura un t-shirt avec des dinosaures qui fument des pétards ou je ne sais quoi! (rires)

Quand vous tenez [le fossile] entre nos mains et que vous savez qu’il a cinq cent millions d’années, cela donne à la boîte un sens plus profond.

Paul, batteur du groupe The Ocean

Les ères géologiques ne sont pas vraiment un sujet commun dans le metal. Comment le public a-t-il réagi à cela?

Paul: Ce qu’il y a de bien avec ça, c’est que c’est loin d’être éducatif. Ce n’est pas censé être une leçon. Il s’agit simplement d’un sujet qui a eu lieu dans le passé, qui fait partie de cette planète. Il n’y a pas d’apprentissage forcé inclus. C’est ce qui rend les gens plus intéressés qu’à l’école. À l’école, quand on apprend ce genre de choses, il faut être bon, il faut tout retenir, il faut réussir les exams, etc. Même si cela vous intéresse, c’est toujours imposé. En combinant cela avec une musique qui suscite une émotion en vous, c’est un bon moyen d’éduquer les gens sans les forcer à digérer tout ce que vous dites.

Une autre façon de s’y intéresser serait d’avoir un objet. Par exemple, la boîte avec des fossiles. Sont-ils réels?

David: Dans le coffret, vous voulez dire? Ouais, bien sûr ! Ils viennent même avec un certificat d’authentification. Si vous obtenez le coffret, vous obtenez également le certificat.

Paul: Au fait, c’est David!

Oui, désolé, nous ne vous avons pas présenté!

David: Oui, je suis David, guitariste dans The Ocean Collective.

Et expert en fossiles aussi?

David: Plus un expert en emballage!

Paul: Je travaille chez Pelagic Records, où nous produisons le coffret et David nous aide à préparer les coffrets. Nous étions dans l’entrepôt dix heures par jour, à tout régler. Mais c’est bien parce qu’avant d’avoir les premiers tests de fossiles, nous n’étions pas sûrs de ce que nous aurions. Mais quand vous le tenez entre nos mains et que vous savez qu’il a cinq cent millions d’années, cela donne à la boîte un sens plus profond. Cela vous connecte au passé.

Était-ce difficile de trouver ces fossiles?

Loic: Ça a été beaucoup de travail. C’est plutôt une question à poser à Robin [guitariste et fondateur du groupe]. C’est vraiment lui qui pense tout le concept, c’est lui qui a étudié la géologie à l’université. C’est vraiment son sujet de prédilection. Mais il est difficile de trouver ces fossiles.

Paul: Certaines entreprises préservent ce genre de choses. Ils le récupèrent quelque part et l’ont en vente moyennant une certaine somme d’argent.

Loic: Ce ne sont pas des jouets ou des trucs en plastique! Ca a été beaucoup d’argent investir pour la boîte. Si vous avez acheté la boîte vinyle, le prix des fossiles dépasse celui des vinyles en fait. C’est un truc de fou. Il y a vraiment beaucoup de choses à résoudre. Il y a aussi une pierre, qui n’est pas vraiment gravée, mais avec une impression dessus, comme une ardoise. C’est conceptuel, si tu prends Pelagial, il y avait ces couches de l’Océan en plastique.

Paul: Des couches de l’océan en plastique! 

Loic: Disons acrylique! (des rires)

Paul: Mais bon, tu ne vas pas les jeter

J’ai une question sur les sessions Ghost [City] Live, où vous avez eu une session live en studio. Où avez-vous eu l’idée de faire cela?

Paul: Tout d’abord, nous avons enregistré dans Ghost City Recordings. Le propriétaire du studio, Yann, est un très bon ami à moi. Je travaille avec lui depuis cinq ans déjà. C’est un très bon studio avec un appartement pour un groupe qui peut y rester et dormir. Il y a aussi une belle cuisine. c’est au milieu de nulle part. Nous voulions bien nous préparer pour la première tournée européenne, car nous avons quelques nouvelles chansons. Nous voulions utiliser beaucoup de nouveau matériel. Nous voulions répéter dans un environnement live. Ils ont une très grande salle, une salle de répétition, comme un studio et nous venons de nous installer. Ils font ces sessions live là-bas. Ils filment tout. Ils ont une session de Karnivool là-bas, une avec The Intersphere et de nombreux autres grands groupes. Après une semaine de répétition, nous nous sommes sentis très en sécurité de jouer ces chansons. Nous voulions capturer le moment et l’ambiance du spectacle. C’est entre une répétition et un spectacle.

Ca doit faire bizarre de jouer comme ça.

Paul: C’était un peu comme un tournage d’un clip ou d’un concert en direct, ce qui arrive parfois. Tu te concentres simplement sur ta partie et tu essaies de profiter du moment. Ce n’est pas trop difficile pour moi.

Loic: Je peux dire que c’était un plaisir de bosser avec Yann. C’est un mec incroyable, le plus gentil de la Terre! Je conseille à tous les gens de visiter sa page et même à contacter si vous avez besoin de faire un mix ou un enregistrement.

Le truc, avec The Ocean, c’est que moi je vois en Suisse, il y a en Suède, ou à Brême. On n’est pas le genre de groupe qui répète tous les week-ends. Sur composer le disque un peu tout le monde séparé, via Internet. Avant une tournée, sur l’essentiel de voir et de jouer les morceaux. Cette résidence nous a permis de travailler ensemble. On a adoré bosser chez lui, c’est vraiment un mec en or!

Le groupe, c’est plus que les instrumentistes

Paul, batteur du groupe The Ocean

Comme votre nom l’indique, The Ocean est un collectif. Comment cela affecte-t-il votre façon de travailler?

Paul : je pense que la définition du collectif a changé. En premier lieu, c’était censé être juste une collection de musiciens, se rassemblant pour écrire, un truc comme ça, avec le gars principal étant Robin. Mais, au fil des ans, il est devenu un collectif qui s’applique à tous ceux qui travaillent avec le groupe, comme des musiciens invités. Nous avons Dalai, notre violoncelliste, nous avons Kika, le pianiste qui nous rejoint parfois. Nous avons Martin Kvamme, qui s’occupe de l’artwork tout le temps. Nous avons Chris et Stefan nos gars du son, Shawn notre gars de la lumière. Tout le monde joue un rôle vital. Sans ces personnes, le groupe n’est pas aussi bon. Sans Shawn, nos lumières ne seront pas aussi bonnes, vous savez. Il est donc important de maintenir ce collectif en bonne santé. C’est pourquoi nous avons remis le collectif dans le groupe. C’est comme ca que je le vois !

Loic: Mais c’est la même formation depuis des années!

Paul: En fait, c’est une façon de dire que le groupe c’est plus que les instrumentistes, plus que cinq ou six personnes.

Merci beaucoup!

Loic: Merci aux auditeurs de The Dark Lodge!

Liens de The Ocean Collective:
https://www.facebook.com/theoceancollective
https://www.instagram.com/theoceancollective
https://www.metalblade.com/theocean/

English version


Tool is going to be my big moment!

Loic, singer of The Ocean

We are here today with The Ocean. Hello guys, can you please introduce yourselves ?
Loic: Hi, I’m Loic, singer of The Ocean since 10 years.
Paul: I’m Paul, I play drums for The Ocean.

Are you happy to play this edition of the Hellfest ?

Loic: We’re really happy to be back to Hellfest. The last time was three or four years ago. It’s really the Mecca of metal festivals! We are very happy and the lineup is amazing! I have a slight preference for Tool who plays tomorrow. It’s going to be my big moment!

Paul: It’s the first time for me at Hellfest. I haven’t had the time to check anything because we just arrived. It’s one of the goals you have in a metal band to play Hellfest or Wacken, and we have played Wacken already. And now this is Hellfest. It’s a dream !

Are you willing to see Tool like Loic ?
Paul: I must admit, I’m not a huge Tool fan. I’m actually more A Perfect Circle fan.
Loic: It’s the same with heavy guitars !

This concert is part of a massive tour you are having in 2019. You had one at the beginning of the year, now, festivals, and you are having another one at the end of the year. Is this the first time you are touring this heavily ?

Loic: No, it’s not the first time we’ve done so much. At the beginning of Pelagial, we had toured four continents in 3 months, more than seventy concerts. But the last two years, we were on break, we did not do too much. But here we went in January, we shot a clip in India. It lasted 10 days. Then, we did 5 concerts in India, in Bangalore, New Delhi, Bombay, Guwahati … Then we did 5-6 concerts in Australia, then New Zealand. We came back, we did a month of break. Then we went on tour with Herod and Arabrot, Saver and also Downfall of Gaia. We did thirty shows. Now, it’s summer, we are attacking the festival season, it’s good!

Paul: Well, we did the Phanerozoic I European Tour. We’re going to join Leprous in November for another European tour. It will be the last tour before we will hopefully be able to release the second part of the Phanerozoic album in 2020. This will hopefully bring us to other parts of the World.

You will also tour in Russia and central Asia.

What I like in the Ocean, it’s going to play in countries a little far-fetched.

Loïc, singer of The Ocean

Loïc: So, in September, we will start a very incredible tour, which will begin in Tallinn I believe [in Riga actually], then we will go to Minsk, Azerbaijan, Kazakhstan, Georgia, then Russia and finally in Japan. It’s going to be a pretty brutal month too, the conditions there are not the same as in Europe. On the other hand, we are happy to meet new cultures, new food, new people. That’s what I like in the Ocean, it’s going to play in countries a little far-fetched. « You will play in Azebaïdjan », but what are we going to fuck there? But it interests me, it excites me even to go play in these countries.

Paul: I’ve never played in Russia that much. I’ve only been to Moscow and St Petersburg. Hence, going inside of the country, in the outskirts, like Vladivostok, it will be an adventure, at the very least. I’m looking forward to that.

What is your favourite place for playing ?

Paul: Hellfest ! (laughs)

Loic: (huge sigh)

ok, apart from France then ! (laughs)

Paul: My favourite part was in South America, in Ecuador. It wasn’t a big show, but there was the hospitality, country side, etc. South America was very mind blowing. You never learn that in school. They just tell you that they speak Spanish or Portugese. That’s about everything you know. When you go there, there are many different parts of the continent, of countries, of people of dialects and food.

Loic : For my part, I really do not have a favorite place. Wherever we play, it’s always cool! There are fans who come to see you in concert, and in a way, they give you lots of love every time. After, there are more exotic places than others. I had a lot of fun in China, where we did two tours. There is this culture shock that you do not have when you tour in the US or in Europe. In China, everything is different, language, communication; even the fans have another way of being in the concerts. That’s what I liked a lot. Anyways, there are cool places all over the planet. In India it was amazing, in the United States in South America, Europe, Germany, France, Paris, London, it’s all great. Frankly, it’s just happiness!

Hopefully, it [Phanerozoic II] should come out in March / April next year.

Loic, singer of The Ocean

You have talked about Phranezoic II, will it be a « part 2 » of Phranezoic, or will it be a full album ?

Paul: The whole album, the concept is divided in three parts. The first one is Phranezoic I, then there is Phranezoic II, which has 2 parts in it, pretty much. We are in the middle of the recording right now. We’ve got the drums already, we’ve got the guitars almost done. We’re only missing bass, vocals and synths. That’s about it. Once that’s done, we need to take care about the artwork and everything that comes with it.

Loic: So, I’m in the middle of it! Three days ago I was recording vocals for the next record. I’m not finished yet, because there’s a lot of work in fact. We will record the sequel in the month of July. Frankly, the agenda is very very tight. As we do festivals, we must work the old songs, then we switch to the next album. The studio is already booked for late November, early December. Everything must already be in the box so that we can mix. Normally, hopefully, it should come out in March / April next year. If all goes well !

This second part should be about the Mesozoic. Is my geology correct ?

Paul: That’s one of those parts, yeah.

Loic: There is also Jurassic! Have the dinosaurs!

So, there will be a song about dinosaurs?

Loic: Ah, we’re not going to talk about dinosaurs!

Paul: It will be pretty metal! (Laughs)

Loic: I think there will be a T-shirt with dinosaurs who smoke a spliff or whatever! (Laughter)

When you hold it in our hands and you know it’s five hundred million years old it gives the whole box a deeper meaning somehow.

Paul drummer of The Ocean

Geologic eras aren’t really a common topic in metal. How did the public react to that ?

Paul: The cool part about this is that, it is far from being educative. It’s not supposed to be a lesson. It’s just talking about a topic that has happened in the past, that is part of this planet. There is no forceful learning included. That’s what makes people more interested in it than in school. In school, when you learn about that stuff, you have to be good, you have to remember everything, you have to pass the tests and stuff like that. Even if you’re interested in it,it is still forced onto you. Combining that with music that evokes some emotion in you, it is a good way of educating people without forcing them to digest everything that you say.

Another way to be interested in that would be to have an object. I’m talking about the box with fossils. Are they real ones ?

David: In the box set you mean ? Yeah of course ! They even come with a certificate of authentication. If you get the box set, you get the certificate as well.

Paul: By the way, it’s David !

Yeah, sorry we didn’t introduce you !

David: Yeah, I’m David, guitar player in The Ocean Collective.

And fossil expert as well ?

David: More packing box set expert !

Paul: I work at Pelagic records, where we produce the box set and David helps us prepare the box sets. We were standing in the warehouse ten hours a day, sorting out everything. But it’s nice because, before we got the first test fossils, we weren’t sure of what we’d get. But when you hold it in our hands and you know it’s five hundred million years old it gives the whole box a deeper meaning somehow. It connects you to the past.

Was it difficult to find those fossils?

Loic: It’s been a lot of job. It is rather a question to ask to Robin [guitarist and founder of the group]. He is the one who really thinks about the whole concept, he’s the one who studied geology at university. This is really his favorite topic. But he whipped hard to find these fossils.

Paul: There are some companies that preserve that stuff. They dig it up somewhere and have it for sale for a certain amount of money.

Loic: These are not toys or plastic stuff! It has been a lot of money invested for the box. If you bought the vinyl box, the fossil breaks the selling price of the other vinyles in fact. It’s a crazy thing. He really worked a lot to bring these fossils together. There is also a stone, which is not really engraved, but with an impression on it, like a slate. It’s conceptual, if you take Pelagial, there were these layers of the plastic Ocean.

Paul: Layers of the Ocean in plastic! (Laughs)

Loic: Let’s say acrylic! (Laughs)

Paul: But you’re not going to throw them.

I’ve got a question about the Ghost [City] Live sessions, where you had a live session in the studio. Where did you get the idea to do that ?

Paul: Well, first of all, we recorded in Ghost City Recordings. The studio owner, Yann, is a very good friend of mine. I’ve been working with him for five years already. IT’s a very good studio with a flat for a band to stay there and sleep. There is also a nice kitchen, it’s in the middle of nowhere. We wanted to prepare pretty well for the first European tour, as we’ve got a couple of new songs. We have a lot of new gear that we wanted to use. And we wanted to rehearse in a live environment. They have a very big room, a rehearsal room, like a studio and we just set up. They do those live sessions there. They just film everything. They have a session of Karnivool there, one with The Intersphere and a bunch of other great bands. After a week of rehearsing, we felt very safe about playing those songs. We wanted to capture the moment and the mood of the show. It’s between a rehearsal and a live show.

It must have a weird feeling playling like this.

Paul: It was a little bit like a video shoot from a live show, which happens sometimes. You just focus on your playing and try to enjoy the moment. It’s not too difficult for me.

Loic: I can say it was a pleasure to work with Yann. He’s an incredible guy, the kindest guy on earth! I advise all people to visit his page and even to contact him if you need to make a mix or recording. The thing, with The Ocean, I live in Switzerland, there are some in Sweden, or in Bremen. We are not the kind of group that repeats every weekend. We compose the disc a little separate everyone, via Internet. Before a tour, we try to see each other and play the songs together. This residence allowed us to work together. We loved working at home, it’s really a great guy!

The band is more than just the instrumentalists

Paul, drummer of The Ocean

As your name suggest, The Ocean is a collective. How does it impact the way you work ?

Paul : I think the definition of the collective kind of change. In the first place, it was meant to be just a collection of musicians, coming together and writing and stuff like that, with the main guy being Robin. But, over the years, it has turned into the collective as a part of just everyone who works with the band sort of, like guest musicians. We’ve got Dalai, our Cellist, we’ve got Kika the piano player who sometimes joins us. We’ve got Martin Kvammewho takes care of the artwork all the time. We’ve got Chris and Stefan our sound guys, Shawn our light guy. Everyone takes a vital role. Without those people, the band isn’t as good somehow. Without Shawn, our lights will not be as good, you know. So, keeping this collective healthy is important I think. That’s why we put the collective back in the band. That’s what I think !

Loic: It has been the same lineup for years now!

Paul: It’s a way of saying that the band is more than just the instrumentalists, more that just five or six people.

Nicolas: Thank you very much !

Loic: Thanks to the listeners of The Dark Lodge!

The Ocean Collective links:
https://www.facebook.com/theoceancollective
https://www.instagram.com/theoceancollective
https://www.metalblade.com/theocean/


Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*