DesertFest 2018 @ Berlin : Live Report Jour 2

 

Après une bonne nuit de repos, une grosse matinée de tourisme dans le centre de Berlin et une petite pause culinaire ( tout aussi touristique) obligé, nous voilà de retour sous un soleil éclatant a l'Arena. Cette deuxième journée n'était pas vraiment de celle qui nous emballé le plus, placé sous le signe du retro-heavy hard rock 70's/80's , ils fallut ce motivé pour abandonner les transats et ce replonger dans la pénombre de la grande hall.

 

 

The Necromancers

 

Soyons honnêtes, nous avons raté le premier groupe qui nous motivait moyen et nous commençons donc cette journée avec les Français de The Necromancers. Découverts lors du dernier Up in Smoke, les Poitevins m'avaient emballé avec leur rock tendance sabbathien.

Ils font de même pour ce live tout en énergie tendue, une machine bien huilée, enchainant les titres sans temps mort. Le chanteur maitrise parfaitement ses changements de voix claire à rauque, le son de la petite scène est nickel, de quoi réjouir tous les présents ! Les « petits jeunes » auraient même largement mérité de jouer plus tard dans la soirée, mais bon cela viendra, vu le talent du groupe !

The Necomancers a commencé depuis l’enregistrement de son deuxième album que j’attends avec impatience.

 

Dead Lord

 

Premiers de la journée dans le style « retour vers les 80's », les Suédois de Dead Lord. La compagnie Scandinavian Airlines, vu le nombre de groupes venant ce samedi de cette contrée, a d’ailleurs dû faire un sacré chiffre d'affaire. Ah oui le concert me direz vous ?…Cela est supra efficace dans le genre hard rock, riffs bien en place, petit gilet sans manche en cuir bien en place. Après les trois titres pour le pit-photo, nous faisons notre première longue excursion de la journée à l'espace presse, fort bien foutu et permettant de se poser tranquille…

 

 

Maidavale

 

Autres destination vers le passé, avec les Suédoises de Maidavale. On se retrouve là direct dans les sixties, avec un psyché-blues enlevé et assez hypnotique. Les quatre musiciennes, avec une chanteuse pieds nus, dansant de manière continue (voir perpétuelle…) exécutent une musique tribale, où les notes tournent en boucle. Cela n'est pas forcement nouveau, mais on passe néanmoins un très bon moment loin des riffs lourdingues et on se laisse porter par toutes ces notes jusqu’à la fin du set, un petit sourire paisible aux lèvres !

 

 

Horisont

 

Deuxième assaut sur la grande scène, des cheveux longs, moustache vintage et voix heavy haut perchée… et de la Suède! Alors Horisont a plus de bouteille que Dead Lord, cela se voit, s'entend, mais cela ne nous intéresse pas plus (voir moins…) donc direction le si bel espace extérieur !

 

King Buffalo

 

J'attendais avec beaucoup d'impatience le live du trio de Rochester. Malgré une petite frayeur du début où la guitare se coupe net dès les premières notes du solo, mais cela est vite résolu. Après cela, King Buffalo déroule un set impressionnant de maturité. Leur rock psyché mélangeant avec merveille riffs tendus et légèreté, au chant clair et placé au même titre qu'un instrument, tout ici se combine pour que les notes aillent dans cet ailleurs qu'on peut appeler plénitude! J'en fais trop ? Peut-être, mais ils ont été au delà de mes espérances pour ce live, tant au niveau de la maitrise musicale sur scène, que de l'intensité mise dans l'exécution. Comblé je suis d'avoir assisté à cela et le très nombreux public présent semblait bien d'accord avec moi !

 

 

Elder

 

Sur la grande scène monte Elder, trio devenu quartet suite à l'ajout d'un guitariste qui permet au maestro Nick Disalvo de se concentrer sur ses longs solos de gratte et un peu sur sa voix… Oui j'adore ce groupe, mais live j'ai du mal avec cette voix un brin fausse de temps à autre. D'accord je mégote, car on a là un groupe juste fantastique, maitrisant à merveille l'art du live et de ces compos si complexes ! Toujours un plaisir de les voir dérouler ainsi certains titres, où la technicité prend un côté humain, une profondeur émotionnelle, même si le concert a parfois quelque longueur. Oui, là aussi je mégote, car passer une heure avec Elder est la garantie d'un bon moment, ce qui est encore une fois le cas.

 

 

Lucifer

 

Vu le monde devant la petite scène, beaucoup de gens attendaient le concert des Suédois de Lucifer… Pas moi, j'ai l'impression de voir un groupe qui a coché toute les cases du stoner doom occulte ! C’est très bien fait, le groupe a l'air d'y croire à fond, cela ne se regarde pas les chaussures mais bon tout cela manque cruellement d'originalité et on tourne vite en rond! Il est de toute façon l'heure d'aller tester un des multiples et très bons food-trucks. Nous laissons le groupe avec leurs nombreux fans.

 

 

Graveyard

 

Le drapeau suédois flotte encore et toujours sur la grande scène, avec la tête d'affiche, Graveyard. Alors je n'ai jamais pu rentrer dans leur zique et la seule fois où je les ai vus en live, j'avais trouvé cela très mou… L’entame de leur concert avec la très guimauve ballade « Slow Motion Countdown » n'arrange pas. Mais dès la deuxième chanson, avec le nouveau single « Please Don’t », les choses remuent et me font tendre l'oreille ! Car oui, même si ne suis pas fan des messieurs, je vois sur scène un groupe qui mérite très amplement leur statut de leaders. Je me surprends même à taper du pied et secouer négligemment la tête… Le seul truc qui m’empêche de réellement rentrer dedans est la trop grande alternance entre titres pêchus et titres calmes. Certes cela fait partie de leur disco, de leur univers, mais moi cela me fait décrocher petit à petit. Pas bien grave me direz-vous car le très nombreux public de ce samedi s'éclate et c’est donc le principal !

 

 

On quitte l'aréna là-dessus et pour nous rendre à notre camp de base, nous fendons la jeunesse berlinoise débarquant d’un flot continu de taxis pour se déverser dans les très nombreux bars du coin… Voilà, fin de ce deuxième jour, à vous les studios de The Dark Lodge et à très vite pour la suite des aventures des music-trotteurs à Berlin !

 

Texte par le Révérend et photos par Didier Coste

 

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