Deficiency: Interview @ Hellfest 2017

En Lorraine, il n'y a pas que de la potée et de la mirabelle, il y a aussi du (très bon) thrash ! Exemple est fait avec Deficiency, groupe oeuvrant depuis une dizaine d'années et ayant sorti son troisième album, "The Dawn of Consciousness" en Mars dernier. Nous avons rencontré Vianney, bassiste du groupe, pour discuter de cet album, ainsi que de leur prochaine tournée.

 

 

 

Vianney, tu es là pour promouvoir votre nouvel album, "The Dawn of Consciousness", qui est sorti au début de l'année, c'est ça ?

Vianney: Oui, on l'a sorti officiellement le 24 Mars 2017.

 

Il me semble qu'il y a un concept derrière cet album. Est-ce que tu peux m'en parler ?

Vianney: C'est la suite logique de notre précédent album, qui était déjà un concept album. Cet album, The Prodigal Child, présentait la quête d'un être qui se questionnait par rapport à nos origines et du devenir de l'Humanité, de sa provenance, de son aboutissement. Il se rendait compte que, finalement, l'espèce humaine n'était qu'une expérience. Cette prise de conscience conduisait l'Humanité à son auto-destruction. L'album suivant est un peu le renouveau, une seconde chance accordée par les créateurs, non-identifiés, à cette Humanité qui a la chance de se reconstruire. Le cheminement logique de cet album est de foncer dans cette seconde chance. Il traverse cette expérience que vit l'Humanité au travers des 6 émotions primitives de chaque être humain: la joie, la tristesse, la peur, la colère, etc.

 

Est-ce que vous pensez continuer ce concept à l'avenir ?

Vianney: C'est quelque chose qui s'est fait naturellement, de poursuivre sur le thème de l'album précédent. Mais on n'a ni le projet, ni vocation à donner suite à ce concept. Le 4e album qui sortir sera complètement différent et traitera d'autres sujets. Il sera très probablement aussi conceptuel, mais sur un horizon complètement différent.

 

Le thème se retrouve dans les paroles. Et par rapport à la façon de composer ?

Vianney: Je dirais qu'il y a un lien entre les deux. On n'a pas forcément pensé à telle ou telle émotion avant de composer tel ou tel morceau. Mais la musique est quelque chose qui véhicule des émotions et on a attaché à chaque morceau l'émotion qui y collait le plus.

 

Comment est-ce que vous écrivez pour ce genre de concept album? Est-ce que vous pensez à un thème pour la chanson ou est-ce que vous écrivez la musique d'abord ?

Vianney: Le concept peut être établi ou non, ce n'est pas quelque chose qui influence notre musique. En général, c'est Laurent, notre chanteur guitariste, qui apport l'essentiel de la structure, les bases du morceau. Ensuite, on venir travailler en groupe, donner notre avis, par exemple, "ce passage là ne va pas", "ça, il en faut plus", "il en faut moins", etc. On va aussi apporter nos idées, certains riffs. C'est lui qui apporte le noyau et après, on est à 4 pour étayer ce que sont vraiment nos compos.

 

Cet album est la suite du précédent et vous avez travaillé avec la même équipe pour la production et aussi pour l'artwork. Est-ce que c'était pour donner une continuité ?

Vianney: Ça n'a pas été voulu, mais ça s'est fait naturellement. Au niveau de la production, pour "Prodigal Child", on avait travaillé avec David Potvin du Dome Studio. On a été très satisfaits du rendu global. Au niveau des critiques, des médias ou des auditeurs, on a eu de très bons retours. Comme on dit, pourquoi changer une équipe qui gagne ? (rires) Le choix s'est donc fait naturellement de retourner chez David pour enregistrer le troisième. C'était un peu le même choix pour l'artwork, on a travaillé avec Ludovic Cordelières de Rusalkadesign. Pour l'album précédent, on a été très satisfaits du résultat. C'est quelqu'un qui a réussi à s'adapter à nos demandes. Il s'est vraiment investi dans le travail. On ne se voyait pas aller ailleurs, tout simplement.

 

Vous créez vraiment un univers complet: musique, son et visuel. Est-ce que vous essayez de retranscrire ça sur scène ?

Vianney: Sur scène, c'est très différent. Autant l'album suit un cheminement logique, au niveau du visuel, des paroles et de l'état d'esprit. Sur scène, ce n'est pas forcément reproductible. Quelque chose de bête, mais auquel personne ne pense, c'est l’accordage des guitares. On utilise plusieurs accordages selon les morceaux. En live, on ne peut pas les enchainer dans le même ordre sans avoir de soucis logistique. On ne peut pas changer de guitare comme ça, ou alors il faut avoir quelqu'un qui parle, il faut un sample. Si on voulait jouer un album dans l'ordre, il faudrait changer six fois de guitares pour jouer dix morceaux. Ce n'est pas aussi facilement réalisable qu'on pourrait le penser.

 

C'est complètement une autre dynamique en live que sur album.

Vianney: C'est complètement une autre logistique, une autre organisation, une autre façon de penser. Ça dépend aussi du temps de set qui nous est alloué. On peut faire des scènes qui vont de 30 min à une heure. Pour des sets de 30 min, on va sélectionner des morceaux rentre-dedans, qui doivent bouger, qui vont impacter les gens. Alors que dans un set d'une heure, on a le temps de développer plus de choses. On peut se permettre d'ajouter d'autres morceaux. C'est plutôt du cas par cas pour les lives. On ne peut pas poursuivre la même dynamique de l’album en live.

 

Où et quand pourra-t'on voir Deficiency ?

Vianney: Pour les mois d'Octobre / Novembre, on devrait faire une tournée française, comme on avait fait pour le précédent album. On va repartir sur le même principe, avec Heart Attack. Et on sera aussi avec Malkavian. On va tourner dans notre région, en Moselle et aussi pas mal dans le Sud Est de la France, dans la région de Heart Attack, mais aussi en Bretagne

 

Merci beaucoup. Et à très bientôt j'espère !

Vianney: A très bientôt, merci à toi pour cette interview. Je dis également aux auditeurs qui peuvent nous écouter, ou nous lire. C'est quand même le public qui permet à un groupe de vivre et de continuer à faire ce qu'il veut faire. Du fond du cœur, un grand merci !

 

Vous pourrez retrouver Deficiency en live aux dates suivantes:

13/10: BREST (29) – Espace Léo Ferré
14/10: LORIENT (56) – Le Galion
10/11: TOULON (83) – Mc Troop
11/11: NICE (06) – L'Altherax
17/11: NANCY (54) – La Machine
18/11: FREYMING-MERLEBACH (57) – Théâtre de la médiathèque
09/12: ENSISHEIM (68) – WOODBANG FEST

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*