Chronique : Charlie’s Frontier Fun Town, « In Dust We Trust »

Cfft cover
Charlie's Frontier Fun Town
  • "In Dust We Trust", un deuxième album fait de rouille et de sang

  • Ami de Charlie, tu n’as rien perdu pour attendre !  En novembre 2016, tu avais pu te délecter d’un EP en avant-goût. Ici tu auras affaire à une belle pièce de stoner, calibrée pour te foutre l’envie de prendre la route avec tes potes. Avec In Dust We Trust, c'est douze titres qui distillent du stoner pur comme dans Moloko Vellocet mais plus costauds, dans tous les sens du terme.
     
    L’album s’ouvre sur une douce ritournelle d’orgue de barbarie. Une voix parlée s’impose soudain, jusqu’à beugler : « I am not crazy I'm in control ! I'm not crazy I’m in control ! I'm not crazy I’m in control ! ».
    Cette douce mélopée nous replonge instantanément dans 31, le film d’horreur de Rob Zombie (2016), au moment où Doom-Head se frappe gentiment la tête contre une porte en metal.
  • L’album démarre là où le EP s’était arrêté, avec le titre éponyme « In Dust We Trust ». Du coup, In Dust We Trust a un air familier mais de nouveau aussi. Toujours des grosses grattes grasses (« Recommence en articulant !») de V-Mol et Doc Zarrach qui nous gratifie de soli efficaces comme dans « Imminent Failure ».
    La voix de Muss a du grain, comme l’orge et le houblon qui l’ont patiemment façonnée. Puissante et rageuse dans « Lost ». Les mélodies sont très chaleureuses et prenantes, comme dans « Life », avec du groove à la Down ou Black Label Society.
    Les rythmiques savent être écrasantes dans le Motörheadien «  Drunk Over Tail » ou enflammées « Bottle’s Curse », mais aussi trépidantes dans « Wildheart » et son cri de ralliement « Hey Hey Hey ! Fuck Fuck Fuck ! » qui sonne comme un « Oï Oï Oï ! » des années 90. La touche glam et subtile de Blad fait des ravages dans le titre de conclusion, « Back In Time » qu’on se surprend à savourer comme un slow sensuel de fin de soirée. Attention à la bête qui se réveille en fin de morceau. La basse de Sly pèse trois John Deere chargés à bloc. Il délivre une cargaison de riffs entêtants comme dans le mid-tempo « Lost ».

  • Justement côté paroles, on est servi en citations tirées de film de séries B, de films d'horreur ou encore des insurpassables Tontons Flingueurs et ils ont raison en affirmant, au début de « Bottle's Curse » : « C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases…»
    Côté design de l’album, c’est Muss qui signe la pochette. Charlie aime toujours le rouge, un rouge profond comme le sang désoxygéné qui coule dans nos artères. Le lettrage est jaune, façon comics ou affiches de film d’horreur. On y voit un crâne renversé au sol d’un désert, surmonté d’un Stetson avec une boucle métallique gravée « CFFT ». ça ferait une parfaite affiche de série B. Mais tiens, ce ne serait pas justement le chapeau de  la cowgirl en petit short sexy qui était dessinée sur le EP ? 
    Nos 5 musiciens posent sous le fisheye de Niflheim, devant un van abandonné, fiers et droits avec leurs barbes et leurs tatouages, unis comme des mousquetaires texans.
  • Pour la production, les CFFT ont choisi la même équipe que pour Moloko Vellocet sorti en 2013 : enregistrement par Chris Martin au KNT Studio et mastering par Xavier Collard au SteelMind Studio.  Par rapport au premier album, In Dust We Trust est moins linéaire, moins « monobloc », les morceaux s’enchainent avec plus de diversité. Un choix osé qui fait le charme de ce nouvel opus ! 
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  • Merci à CFFT Crew et à Cyril de Rock Azylum. A Bam Bam, Morticia et Axel Meu pour leur conseil !
    Facebook officiel CFFT : https://www.facebook.com/Charlies-Frontier-Fun-Town
  • CFFT Bandcamp : https://cfft.bandcamp.com/

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